La maladie du cul noir de la tomate

Le « cul noir » de la tomate est une maladie relativement courante qui débute toujours de la même façon : une tache brune ou noirâtre se forme à l’extrémité inférieure de la tomate, aussi bien sur les fruits verts que sur les fruits mûrs. Aussi appelée nécrose apicale, cette maladie n’est pas causée par un champignon ou un insecte indésirable, mais par une carence en calcium, bien souvent dû à un arrosage irrégulier. Si vous êtes confronté à ce problème, il est donc totalement inutile de traiter à tout va, en revanche il est possible d’anticiper de de prévenir cette maladie en analysant le problème et en suivant quelques règles simples.

Les causes probables de cette maladie du cul noir !

Concrètement, cette carence à l’origine de la nécrose apicale qui touche plus particulièrement les variétés aux formes allongées comme l’Andine cornue par exemple peut être dû à trois causes principales :

Soit le sol est épuisé en calcium, ce qui est très rare dans nos potagers. A moins de très mauvaises pratiques jardinières, nos sols sont rarement en manque important de calcium. Ce qui est plus probable est que le calcium présent dans le sol soit difficilement assimilable par les plantes.

Soit le plant à subit un stress hydrique. La plupart des éléments nutritifs sont présents dans le sol mais ils ne sont disponibles pour les plantes qu’en présence d’humidité suffisante pour les dissoudre et en permettre le transport par les racines. Un arrosage irrégulier, c’est-à-dire un manque ou un excès d’humidité dans le sol interfèrent donc avec l’absorption par la plante du calcium.

Soit une croissance trop rapide dû à une fertilisation azotée excessive. En effet, des carences momentanées en calcium peuvent apparaître suite à un apport d’engrais riche en azote, cela provoque une croissance trop rapide, drainant le calcium vers le feuillage plutôt que le fruit. Dans ce cas de figure, le  stade  le  plus sensible est le début de formation des fruits.

Quelles solutions pour éviter le cul noir de la tomate ?

Comme toujours au jardin, mieux vaut anticiper que guérir. Quelques règles simples permettent ainsi de se prémunir du cul noir de la tomate. Tout d’abord, il est important d’assurer une humidité constante aux racines des plants. Pour cela, un arrosage régulier, mais non excessif, reste primordial. Une attention particulière est de mise en période de grande sécheresse et dans le cas d’une culture sous serre ou en pot. Au potager, il est aussi recommandé de bien pailler le sol au pied des plants car le paillis aidera à maintenir une humidité constante dans le sol, et évitera par la même occasion l’apparition de plantes adventices.

Parfois le calcium présent dans le sol est difficilement assimilable par les plantes à cause d’un ph trop acide, dans ce cas vous pouvez effectuer un apport léger de cendres de bois avec un dosage de 100 grammes de cendres tamisées dans 10 litres d’eau. Attention en trop grande quantité, elles peuvent se montrer nocives. Afin d’éviter cette carence en calcium, il est également possible lors de la plantation, de déposer une poignée de coquilles d’œufs broyées dans le trou de plantation.

Les vertus de la paille au jardin

Les vertus du paillage ne sont plus à démontrer tant cette technique se révèle efficace pour favoriser la vie du sol, limiter la corvée de désherbage et d’arrosage. De nombreux matériaux peuvent être utilisés, dans cet article nous nous intéresserons à la paille ! En plus d’être facilement accessible, la paille présente l’énorme avantage d’être très bon marché.

Les nombreux avantages de la paille au jardin

Le paillage avec de la paille agricole rend presque inutiles les tâches les plus ingrates du potager : bêchage, désherbage et arrosage, mais pas seulement !

Elle permet de limiter l’arrosage des végétaux : La paille permet de conserver plus longtemps les bénéfices d’une averse ou d’un arrosage. En effet, la paille limite l’évaporation de l’eau contenue dans le sol, notamment pendant les heures chaudes des journées d’été et permet d’éviter l’effet desséchant du vent. Elle permet ainsi de réduire significativement les besoins en arrosage des cultures, et donc de faire de véritables économies d’eau.

Elle limite considérablement le développement des adventices : La paille posée sur le sol en couche relativement épaisse, généralement une dizaine de centimètres (suffisante pour ne plus laisser filtrer la lumière), empêchant ainsi la plupart des herbes indésirables d’envahir les cultures. Elle épargne alors au jardinier de nombreuses séances de désherbage…

Elle améliore significativement la vie du sol et sa fertilité : La paille sert aussi d’abris pour de nombreux insectes auxiliaires qui s’y réfugient. Ces insectes sont de précieux alliés des jardiniers puisqu’ils maintiennent un équilibre dans le jardin et empêchent la prolifération des ravageurs. Le paille se décompose peu à peu au contact du sol humide sous l’action des bactéries, puis est progressivement incorporé au sol par les vers de terre et la micro-faune du sol, rendant ainsi le sol plus meuble et plus fertile.

Elle évite l’érosion du sol par un couvert protecteur : La paille forme une véritable couverture protectrice en permettant de ne pas laisser le sol à nu entre les cultures. Elle régule la température du sol et évite de trop fortes fluctuations, très néfastes pour la croissance et la santé des plantes. Elle assure une protection efficace contre les pluies battantes, le gel et le vent et permet donc fortement de limiter l’érosion et le ruissellement.

Elle évite la pourriture des fruits : Les fraises, les courgettes, les potirons poussent au contact du sol et peuvent souffrir d’une tendance à la pourriture, surtout si le temps est humide. La paille peut être étendue sur le sol autour des jeunes plants dès la plantation, mais c’est surtout au moment où les fruits commencent à se développer qu’elle doit jouer son rôle en leur évitant le contact direct avec le substrat.

Elle protège efficacement les plantes sensibles du froid : La paille est aussi un isolant très efficace. C’est donc tout naturellement qu’elle peut servir au jardin pour protéger les plantes les plus fragiles du froid l’hiver. Les plantes vivaces seront simplement paillées d’une couche bien épaisse autours du pied. Pour les arbustes, le plus simple est de commencer par installer une armature (en grillage par exemple) autour de la plante, de façon à former une sorte de cage. Il ne reste qu’à remplir l’intérieur de paille pour protéger l’ensemble de la ramure de l’arbuste.

Faut-il couper les gourmands des plants de tomates?

grandes tomates

Y a t-il un réel intérêt de tailler les gourmands des plants de tomates dans son potager ? Sur cette question, les avis des jardiniers amateurs sont partagés ! Nombreux seront les jardiniers étonnés de l’apprendre mais par définition, un gourmand est une tige qui ne produit pas de floraison, or si on les laisse pousser les gourmands des tomates, ils produiront des fleurs et des fruits. En réalité, ces pseudo-gourmands qui poussent à l’aisselle des feuilles, ne sont ni plus ni moins que des tiges secondaires. A partir de ce constat, on peut se demander pourquoi ne pas laisser ses plants de tomates se développer de manière autonome, sans taille ? C’est à cette question que je vais tenter de répondre ici !

En théorie : En quoi consiste la taille des gourmands ?

La taille des gourmands des plants de tomates consiste à supprimer, dès leur apparition, toutes les tiges à l’aisselle des feuilles, que ce soit avec les doigts ou à l’aide d’un sécateur. Ainsi, on privilégie une tige principale sur laquelle s’épanouiront 4 ou 5 branches porteuses de fleurs, puis de tomates. Cette opération a pour objectif d’obtenir des fruits de plus gros calibre, uniforme et arrivant à maturation quasiment au même moment.

grandes tomates 2Un « gourmand » de plant de tomate à couper ou pas !?

Les arguments contre la suppression des gourmands des tomates  !

Laisser pousser les gourmands sur les plants de tomates peut paraitre une idée extravagante, puisque cela fait plusieurs générations que cette opération se pratique d’une manière généralisée. D’un point de vue botanique, ces « gourmands » sont des tiges secondaires qui portent des feuilles, ces mêmes feuilles permettent la photosynthèse et la photosynthèse donne de l’énergie à la plante. Couper les tiges secondaires des plants de tomates peut donc au contraire saper l’énergie, et peut être même la santé de la plante. En effet, lorsque l’on coupe un gourmands, on créer une plaie par laquelle peut s’introduire des maladies ou des agents pathogènes. Contrairement à l’idée très répandue qu’il faut absolument couper les gourmands, les laisser vous permettra même dans de bonnes conditions de culture de doubler la récolte de tomates.

En conclusion : Couper les gourmands, une perte de temps…

Obtenir de plus gros fruits et si possible des fruits uniformes, matures en même temps, voilà donc les seules raisons de couper ces pseudo-gourmands. Pour ma part, je pense que ces raisons ont leur place dans des serres de production mais pas dans un petit potager. Récolter des tomates plus ou moins grosses et mûres en fonction de l’ensoleillement, je ne trouve pas qu’il s’agisse là d’un problème. Au contraire, l’objectif d’un potager familial et de se faire plaisir quotidiennement, et pour mieux se faire plaisir quoi de plus intéressant que de supprimer une tâche inutile au jardin ? Ne pas couper les gourmands c’est une économie de temps, et vous le savez bien le temps, c’est de l’argent ! Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour ou contre la suppression des gourmands ?

Insolite : La journée mondiale du jardinage nu !

Insolite : La journée mondiale du jardinage nu !

La Journée mondiale du jardinage nu – Source photo : Wngd.org

Avez-vous déjà entendu parler de la Journée mondiale du jardinage nu, le World Naked Gardening Day (WNGD) ! Il s’agit d’un projet collaboratif organisé par le Body Freedom Collaborative (BFC) qui a lieu chaque année le premier samedi du mois de mai. Cette journée étroitement liée à un mouvement de nudistes qui « favorise l’acceptation saine et sans honte du corps humain » est une journée qui se veut selon les fondateurs drôle, légère et non-politique.

« Jardiner nu, c’est tout d’abord amusant » !

Selon le site officiel du World Naked Gardening Day : « Jardiner nu, c’est tout d’abord amusant. En second lieu, le jardinage (juste après la natation) est au sommet de la liste des activités que les gens sont le plus prêts à envisager de faire dans leur plus simple appareil ! De plus, notre culture a besoin d’aller dans le sens de l’acceptation de notre corps et de notre relation à l’environnement naturel. Le jardinage nu est non seulement une joie simple, mais il nous rappelle (même si c’est seulement pour quelques minutes) que nous pouvons être honnête avec qui nous sommes en tant qu’êtres humains et en tant que partie de cette planète ».

jardinage nu
Le jardinage nu sur terrasse – Source photo : Wngd.org / Integral@nacktiv.de

Un succès international qui n’était pas prévisible !

La Journée mondiale du jardinage nu a été fondée par Mark Storey, consultant et rédacteur pour le magazine « Nude & Natural magazine » et le permaculteur Jacob Gabriel. Bien que le phénomène s’est propager rapidement à l’échelle internationale, peu d’investissements ont été réalisés par ses fondateurs. Mark Storey n’a pas rien dépensé pour la promotion de la Journée mondiale du jardinage nu depuis le lancement en 2005 et s’étonne lui-même du succès toujours grandissant de cet évènement. Ci-dessous, une photo de l’équipe de jardiniers du Hever Castle publiée aujourd’hui même sur leur page twitter avec le commentaire suivant : Happy World Naked Gardening Day from our devoted gardeners, c’est-à-dire « Bonne journée mondiale du jardinage nu de nos jardiniers dévoués » !

Hever Castle nacked gardening
L’équipe des jardiniers du Hever Castle, 2 Mai 2015 – Source photo : Twitter.com/HeverCastleLtd

Et vous, que pensez-vous de cette journée mondiale du jardinage nu ? Peut être, allez-vous y participer ? On attend vos photos et vos commentaires avec impatience ! Amis jardiniers, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une très bonne journée que vous soyez à poils ou vêtus !

faire un potager en permaculture

7 points clés pour faire un potager en permaculture

Le principe de base de la permaculture est de s’inspirer de la nature pour les cultures : les espèces sont multiples, indigènes, et peuvent interagir entre elles, bien sûr insecticides et engrais sont proscrits, et les surfaces sont optimisées, ainsi que l’utilisation de l’eau et du soleil. Le but étant de ne plus détruire les écosystèmes, vient s’ajouter un autre bénéfice sympathique, les jardins cultivés en permaculture demandent beaucoup moins de soins que les jardins traditionnels.
 

jardin permaculture

Il n’y a pas une méthode de permaculture, c’est à chacun de réfléchir et de construire sa propre permaculture, car celle-ci se veut protectrice de la nature et des humains. Chaque jardin et jardinier sont uniques.

1 – Observez votre environnement

Quelles plantes poussent seules dans votre jardin, quels animaux et insectes y vivent ?

Comment est orienté votre jardin, qu’est-ce qui est exposé au soleil et combien de temps, où le vent est-il le plus fort ?

Quels sont les endroits les plus humides et les plus secs ?

Quelles sont les ressources dont vous disposez, en terme de matériel, de budget, de temps, d’espace ?

2 – Sélectionnez vos légumes et végétaux

En permaculture, le potager n’est pas composé que de légumes, il existe dans un ensemble global de végétaux qui se complètent.

Listez ceux que vous voulez faire pousser, puis regroupez les par besoins et sensibilités, et les interactions qu’elles peuvent avoir entre elles : plantes amies et compagnes.

Privilégier les plantes qui se ressèment, pour des plantations plus pérennes et un moindre coût financier et temporel.

Les adventices

Elles ne sont plus appelées mauvaises herbes, et pour cause ! Nombre d’entre elles sont utiles, aux auxiliaires, à la terre qu’elle protège ou nourrissent, à nous car elles nous donnent beaucoup d’indications sur la nature de notre sol. Et en plus, certaines se mangent !
En occupant tout le temps vos espaces, vous limiterez leur propagation.

3 – Dessinez votre projet

Que planter pour protéger des vents dominants, où placer les végétaux les plus utilisés dans la vie de tous les jours : légumes, aromates, pour qu’ils soient le plus accessibles possible, créer des zones plus ou moins proches de l’habitation selon les activités humaines.

4 – Créez des parcelles

Le principe est généralement de cultiver au-dessus du sol, pour ne pas épuiser ses ressources. Les types de parcelles sont très variés : trou de serrure, lasagne, plate-bande permanente, buttes, bottes de pailles, potager 3P (liste non exhaustive !! ). Si vous faites des bordures végétales, prenez une plante qui a peu de besoins et un système racinaire léger, pour ne pas faire de concurrence aux végétaux plantés à l’intérieur. À moins qu’elle n’ait aussi une utilité ! Vos parcelles doivent être assez larges, mais vous devez pouvoir en atteindre facilement le centre, 1m20 est raisonnable. Vous ne devez pas avoir à marcher dans vos planches de culture, ça tasse le sol, empêchant les vers de terre de faire correctement leur boulot !

En permaculture, la terre n’est jamais retournée ni bêchée. Par contre l’aérer est permis, à 15 cm de profondeur maximum, à l’aide d’une griffe ou d’une grelinette.

Placer les plantes les plus hautes au centre permet, en plus de rendre l’accès à toutes plus facile, de faire de l’ombre aux plantes plus petites.

Faire pousser en hauteur : treillis, suspensions, tipis, pour gagner de l’espace et ombrager.

Les parcelles doivent être utilisés tout le temps, donc sélectionnez pour aller ensemble des plantes qui se succèdent dans le temps. Cette méthode d’occupation présente plusieurs avantages :

– ne pas laisser le sol nu, ce qui empêche la prolifération des plantes non choisies au détriment de ce que vous voulez voir pousser.

– faire profiter aux jeunes pousses des éléments organiques des plantes en fin de cycle qui vont libérer des éléments nutritifs.

La plantation est rarement en ligne, elle se fait au gré des compagnonnages.

5 – Garder toujours le sol couvert

Paillez vos parcelles : copeaux de bois, cartons, compost, en faisant des couches.

Paillez systématiquement entre vos plantations : vous éviterez la pousse des adventices et vous limiterez l’évaporation de l’eau, le gain est sérieux, d’environ 3 arrosages sur 4, les micro-organismes et petits insectes peuvent y travailler à décomposer les éléments qui sont disponibles, taux d’humidité et température sont plus stables, ce qui réduit le stress des plantes.

Le BRF

Le Bois Raméal Fragmenté est issu de rameaux jeunes, de moins de 2 ans, qui ont été broyés. Ce broyage permet aux champignons de pénétrer rapidement dans le bois (ils ne peuvent pas pénétrer dans l’écorce) et de le digérer. Ce BRF étalé à la surface du sol rend le sol fertile et aux bons soins des végétaux, en y développant mycélium et humus.

Les feuilles mortes

Très semblable au “paillis” qui couvre le sol des forêts, sol idéal s’il en est, vous devez récupérer les feuilles mortes de votre jardin, ou pourquoi pas au bord des routes et les utiliser au pied de vos végétaux. Évitez cependant les feuilles mortes des noyers et des fruitiers.

Les tontes d’herbe

Riches en azote, elles sont particulièrement adaptées aux haricots, pois, laitues, pommes de terre et autres gourmandes. Faites sécher 2 ou 3 jours votre tonte au soleil avant de l’utiliser en paillis de 10 cm, pour avoir une couverture durable.

Les engrais verts

Couvrant un sol nu et permettant au sol d’être plus perméable, grâce à leurs racines, ils apportent en plus, une fois fauchés ou recouverts par un paillis, des nutriments indispensables aux végétaux.

6 – Optimiser chaque élément

Les interactions

Les éléments de votre jardin doivent pouvoir interagir entre eux, pour être utiles à plusieurs fonctions : des poules vous nourrissent, se délectent des limaces, fertilisent le sol et se nourrissent de vos déchets, les engrais verts couvrent le sol, leurs racines nourrissent les organismes du sol, les éléments nutritifs qu’elles contiennent nourriront le sol une fois qu’elles seront décomposées. Les plantes compagnes se protègent ou s’aident les unes les autres.

Recycler l’eau

Récupérer les eaux de pluie dans des contenants ouverts permet non seulement de disposer d’eau pour l’arrosage, mais aussi d’attirer des oiseaux qui viendront y boire et vous débarrasser des insectes indésirables. Des réservoirs placés un peu partout dans le jardin vous feront économiser efforts et déplacements.
Installez un système d’arrosage en goutte-à goutte pour les végétaux à qui ça va bien.

Faire son compost

Vos déchets, du jardin autant que de la maison servent à amender le sol qui vous nourrit, un cercle vertueux.

7 – Préserver la biodiversité

Parmi les plus importants des points à respecter, qui englobe tous les points précédents : gîte et couverts sont permis à nombre d’êtres vivants par la diversité des espèces cultivées et conservées.

opération “nettoyage de printemps” en 10 points

Massifs : opération “nettoyage de printemps” en 10 points

desherbageCe début de printemps, où la Nature se réveille, est le meilleur moment pour nettoyer les massifs des mauvaises herbes, diviser les plus grosses souches de vivaces, les garnir de nouvelles plantations ou semis, enrichir la terre, piéger les nuisibles… 10 gestes en 10 points pour de beaux massifs !

1-Désherbages
Avant de tout piétiner dans les massifs, commencez par désherber. Choisissez un temps clément, lorsque le sol est friable et un petit peu frais. L’arrachage manuel n’en sera que plus aisé. Munissez-vous d’une griffe à main à trois dents recourbées, d’une gouge afin d’éradiquer les racines profondes des pissenlits, chardons ou celles étendues des orties ou liserons. En présence de boutons-d’or, rien de tel qu’une vieille fourchette en métal solide. Afin de ne pas tasser la terre, et ainsi favoriser le travail gratuit et si précieux des vers de terre, posez vos pieds sur des planches à déplacer au fur et à mesure de l’avancement.

2-Tailles
Procédez aux tailles (drastiques ou en transparence) des arbustes devenus trop grands et occasionnant à la longue une ombre néfaste. Faites aussi le tour des rosiers remontants à tailler à 2-3 yeux après avoir équilibré leur charpente : supprimez les branches surnuméraires au centre ainsi que les branches par trop grêles.
Rabattez à 7-10 cm du sol les arbustes tels que caryoptéris, pérovskia, desmodium … fleurissant sur les jeunes pousses de l’année.
Côté graminées et consorts, peignez (chaussez un gant pour ce faire) les espèces et variétés à feuillage persistant telles que stipas ou carex.

le premier nettoyage à faire dans les massifs.

3-Divisions
Procédez à la régénération des touffes les plus âgées de vivaces et graminées, celles qui se creusent en leur centre ou deviennent trop encombrantes, peu vigoureuses et/ ou fleurissent moins. Dans le cas de souches récalcitrantes, employez deux fourches-bêche fichées dos à dos au centre des racines puis faites levier. Ne conservez que les pousses vigoureuses du pourtour des souches et repiquez sans attendre chaque éclat dans une terre propre, bien préparée en amendée : humus + engrais de fond. La reprise est très rapide si les plantes sont convenablement arrosées, car, la terre se réchauffant, l’activité des racines à son summum.

4-Garnissez
Immanquablement, les massifs montrent des parties dégarnies qu’il convient de planter avec de nouvelles protégées. Portez votre choix sur des vivaces à floraison estivale ou automnale. Préférez en effet une plantation d’automne pour les plantes à floraison printanière. Vous pouvez aussi sans attendre planter les plantes bulbeuses qui pointeront leur nez lorsque les gelées ne seront plus à craindre : dahlias, glaïeuls, galtonias / jacinthe estivale, eucomis / fleur-ananas ou acidentheras divinement parfumés. Attendez cependant la mi-mai, la fin des Saints de glace, pour installer les plantes annuelles et semi-rustiques à massif (Cannas, pétunias, sauges…)

5-Fertilisez
Épandez, sur tout le massif, un engrais en granulés à dissolution lente type Osmocote qui assurera plusieurs mois durant un apport substantiel d’éléments minéraux. Conjuguez-le à une rasade de terreau ou compost mûr.

6-Aérez
Entre les touffes déjà installées, béquillez afin d’incorporer engrais et humus. Cette pratique consiste à aérer le sol en maniant une fourche-bêche ou une bêche à rosier (plus étroite) afin de fracturer le sol. Enfoncez l’outil verticalement puis pratiquez une traction en avant puis en arrière. Opérez ainsi dans tout le massif. Vous ne devriez ainsi pas trop déranger les racines environnantes tout en assouplissant la terre, facilitant ainsi son aération et son humidification, deux conditions propices au travail des vers de terre, à l’abondance d’une précieuse microfaune et microflore alliée.

Paillez pour limiter le développement des mauvaises herbes
7-Semez
Une fois le terrain amendé et ameubli, envisagez de semer des fleurs annuelles faciles. Elles sont nombreuses à permettre une garniture rapide et produisent des fleurs à foison. Optez pour les soucis, les pavots de Californie, les alysses maritimes, les malopes et lavatères, les cosmos sans oublier les capucines et les coquelicots. Si les plages dégarnies s’avèrent importantes, osez avoir recours aux mélanges fleuris qui sont largement proposés par gamme de coloris ou, pourquoi pas, destinés à attirer les insectes pollinisateurs dont les papillons.

8-Mulchez
Épandre un paillis organique (compost, broyat, BRF – bois raméal fragmenté, paillette de lin ou de chanvre, mulcao, feuilles broyées mélangées à des tontes, paille broyée…) entre les plantes permet de conserver une bonne humidité du sol et d’empêcher les mauvaises herbes de se ressemer. Comptez jusqu’à 7-8 cm au pied des arbres et arbustes, 5 à 6 cm maximum autour des plantes vivaces. Appliquez toujours ces paillis sur sol frais et bien aéré pour un effet optimum.

9-Prévenir c’est guérir
Surtout si vous avez épandu un paillis organique, n’oubliez pas de distribuer des granulés anti limaces et escargots type Ferramol. Ils ont démontré leur innocuité sur la faune alliée. Ceci est d’autant plus vital à proximité des hostas et des delphiniums, entre autres, sans compter aux abords des semis en place.

idées de massifs à reproduire

10- L’art de la mise en scène
Parachevez, peaufinez ce nettoyage de printemps par la découpe de la pelouse, suprême raffinement à effectuer au moins trois fois l’an. Tondez juste auparavant puis aidez-vous d’une longue planche qui sert de guide et de levier (pour les lignes droites) si l’on se poste fermement dessus. Pour les courbes, ayez “le compas dans l’œil”. N’hésitez pas à creuser exagérément une rigole verticale côté pelouse afin de faire perdurer l’effet de ce travail. Je le pratique toujours avec jubilation, comme point d’orgue d’une remise en état indispensable pour ne pas se laisser dépasser par les événements.

Enfin…
Installez-vous confortablement afin de contempler le travail ainsi terminé et profiter de votre bel ouvrage. Profiter sereinement de ces moments privilégiés est important pour se donner du courage lorsque l’occasion d’un gros chantier au jardin se représente. Savourez alors ce repos bien mérité à votre guise !

Il fallait y Pensée !!!!

pensée cornuta

 

La pensée est une incontournable des fleurs d’automne et d’hiver, mais aussi avant le printemps après les fortes gelées .

La plantation, l’entretien et l’arrosage sont autant de gestes qui vous permettront d’avoir de très jolies fleurs durant longtemps.

 

En résumé, ce qu’il faut savoir :

Nom : Viola
Famille : Violacées
Type : Annuelle, bisannuelle ou vivace

Hauteur: 10 à 20 cm
Exposition : Ensoleillée et mi-ombre
Sol: Normal

Floraison : Automne, hiver et printemps
Difficulté : facile

Plantation, culture de la pensée:

Plantation des pensées :

Achetées en godet ou en pot, vous pouvez planter les pensées à l’automne ou au tout début du printemps.

Préférez un bon terreau a la terre de votre jardin, vous garantirez ainsi à vos plantes une bien meilleure floraison.

Pour une belle floraison, préférez un emplacement ensoleillé surtout en hiver où le soleil est moins fort. Au printemps choisissez un emplacement mi-ombre (soleil le matin, ombre l’après midi ).

Semis de pensées :

Pour le semis, il s’effectue en général de juin-juillet à août.

Environ 4 semaines après la levée, repiquez tous les 10 cm et plantez dès l’automne en pleine terre avec l’apport d’un terreau adapté.

pensée

Entretien des pensées :

Qu’elles fleurissent au printemps et en été ou, à l’automne et en hiver, les pensées ne réclament que très peu de soins.

Pour les variétés du printemps et de l’été, Arrosez durant les mois les plus chauds.

Pour les variétés d’hiver, protégez au contraire les racines du froid avec un paillage durant l’hiver.

Les mêmes pensées ne peuvent fleurir toute l’année c’est pourquoi il existe des pensées à floraison printanières et estivales et d’autres à floraison automnale et hivernale

En ce qui concerne les variétés annuelles vous pourrez les arracher en fin de floraison alors que celles qui sont vivaces pourront refleurir l’année suivant.

Les variétés qui fleurissent le mieux et les plus courantes sont les annuelles.

Vivement le Printemps

Primevère primula

 

 

La primevère est l’une des premières fleurs à fleurir dans l’année.

Indispensable au jardin, son entretien est facile et réclame peu de soin alors que sa floraison vous enchantera.

 

En résumé, ce qu’il faut savoir :

Nom : Primula
Famille : Primulacées
Type : Vivace
Hauteur : 10 à 50 cm selon espèces

Exposition : Ensoleillée, mi-ombre et ombre
Sol : Plutôt riche, bien drainé et frais
Floraison : octobre à avril ou février à septembre selon espèces

Entretien de la primevère :

Retirez les fleurs fanées au fur et à mesure afin de stimuler l’apparition de nouvelles fleurs.

Vous pourrez multiplier vos primevères par division de la touffe après la floraison.

En cas d’invasion de limace, profitez des cendres de votre cheminé pour lutter contre elles.

A savoir sur la primevère :

Les primevères sont des vivaces que l’on apprécie particulièrement pour leur floraison automnale, hivernale et printanière et l’éclat de leurs couleurs.

On les utilise également en plante d’intérieur (primula malacoides et abconica) où elles occupent très bien leur place.
Dans ce cas, il est préférable de les sortir la nuit pour qu’elles retrouvent de la fraîcheur.

En massif, en bordure, en rocaille ou en jardinière, les primevères restent des plantes faciles à entretenir et très décoratives quand la plupart des végétaux caducs sont encore nus…

Enfin, profitez des fleurs pour orner vos salades et agrémentez les également avec les jeunes feuilles de primevères qui sont parfaitement comestibles.

Bientot la saint valentin

Offrir des fleurs. Et quelles fleurs? La rose est la reine de la fête

 

Mais pas n’importe laquelle.

En effet, les fleurs n’ont pas toutes la même signification.

Il y a la couleur bien sûr!

Le rouge? Tout le monde le sait!  Le jaune aussi ! Mais les autres?

 

 

Attention donc aux faux-pas. Cette infographie pourrait bien vous sauver !

Il a aussi le nombre…

 

 

Et aussi la forme

En fonction de l’ouverture de la rose, ça change aussi ! Plus elle est ouverte, plus l’amour est passionné !

 

Rendez vous le Mardi 14 Février 2017 à la Serres des Milleries de 9h à 19h